Rothenberg : au bout du tunnel...
Partis pour un week-end de randonnée afin de pratiquer le « géocaching », une sorte de chasse aux trésors des temps modernes (avec l'aide d'un GPS), quatre amis se retrouvent enfermés dans un vieux bunker isolé. Là, ils vont être confrontés à des phénomènes étranges et angoissants... Et chaque personnage va progressivement se révéler sous un jour différent... Voici donc le synopsis de Rothenberg, film qui tire son nom du lieu où il a été tourné. Les germanophones auront remarqué qu'on peut le traduire par « la montagne rouge »...
Début 2010, Jérôme Jacob se retrouve cloué au lit à cause d'une vilaine fracture. Déjà auteur de courts-métrages, il va mettre à profit ce temps « perdu » pour réfléchir au concept d'un premier long. Il s'agira d'un film d'angoisse, d'un film oppressant, dont l'histoire est inspirée de lieux qu'il connaît bien, un morceau de Ligne Maginot dégradé et rouillé, non loin du village d'Hestroff. Un décor « naturel » tout trouvé, idéal pour réussir votre thriller. Bien-sûr, ce n'est pas la première fois que la ligne Maginot sert de décor à un film. En 2004, Les Rivières Pourpres 2 l'avaient déjà pris pour cadre. Le scénario écrit (et validé par ses amis qui eurent pour principal commentaire, « ça fait peur » !), Jérôme Jacob a ensuite mis en application une recette qui a fait ses preuves quand on n'est pas fortuné et qu'on veut faire un film coûte que coûte : prendre une bande d'amis dotés de savoir-faire, de bonnes idées et motivés pour faire aboutir le projet. Et l'argent investi a finalement servi à louer les caméras.
Après quelques mois de repérages et de préparation, le film a été tourné les week-ends de l'automne 2010, du vendredi soir au dimanche soir. Un tournage essentiellement nocturne et dans des conditions difficiles qui ajoutent au réalisme : à la nuit et au froid se sont adjoints le brouillard, la neige, la boue, la fatigue... et l'exaspération des protagonistes ! Les contraintes impactant directement l'humeur des acteurs, ceux-ci n'avaient plus besoin de jouer pour exprimer leurs émotions, un effet recherché d'ailleurs par Jérôme Jacob. Les amateurs de Massacre à la tronçonneuse (premier volet) savent comment son réalisateur avait choisi de monter ses comédiens les uns contre les autres pour qu'ils soient dans les « meilleures » (entendez par là, les « pires ») conditions une fois devant la caméra... Heureusement, ceux de Rothenberg n'en sont pas arrivés à cet extrême. A contrario, ils ont tâché de partager leurs connaissances et leur savoir-faire en matière de comédie, de tournage et de montage pour faire aboutir le film.
Dans la lignée des Blairwitch Project, Paranormal activity et autres Rec., Rothenberg ambitionne d'atteindre au moins les amateurs du genre cinématographique. Jérome Jacob admet lui-même ne pas avoir voulu faire un film d'art et d'essai incompréhensible du commun des mortels, ni un film qui révolutionne le genre ou le cinéma, mais bien un film qui « fonctionne », quitte à prendre les meilleures idées du genre et proposer quelque chose de cohérent. Enfin, à l'heure du web 2.0, et pour se positionner de façon originale dans le paysage du cinéma, l'équipe propose de faire de Rothenberg un film « participatif », en proposant aux internautes de voter pour l'affiche du film ou en lançant un appel sur Facebook à des musiciens pour la B.O. du film. Le film fini, il ne restera plus qu'à le présenter aux spectateurs, et à trouver au film une distribution, en salle ou en DVD. Sinon, au XXIème, il reste toujours la possibilité de proposer le film en ligne, « à la demande »...
Plus de renseignements : www.rothenbergmovie.com



