Nacer Bouhanni, premier Lorrain champion de France de cyclisme
Né en 1990 à Epinal, Nacer Bouhanni est le premier lorrain à avoir été sacré champion de France de cyclisme sur route, mais aussi le plus jeune : c'était le 24 juin dernier. Passé pro au sein de l'équipe de la FDJ fin 2010, il ne participe malheureusement pas au Tour de France qui passe cette année en Lorraine…
MyLorraine.fr : J'ai lu que le vélo est un sport familial chez vous. C'est votre père qui vous a transmis sa passion ?
Nacer Bouhanni : Oui, il faisait du cyclisme, de la boxe, si bien que j'ai aussi fait ces deux sports. Mais je n'ai fait que du cyclisme en compétition. Progressivement, j'ai fait des résultats en amateur qui font que je suis passé pro.
M. L. : Nous sommes le dimanche 24 juin 2012, à Saint-Amand-les-Eaux, à 3 kilomètres de l'arrivée, qui va sûrement se jouer au sprint, il a plu et la route est mouillée… Qu'est-ce qui vous passe par la tête ?
N. B. : Passer la ligne d'arrivée. Je ne pensais qu'à ça, je ne pensais à rien d'autre. J'étais concentré sur mon sprint, je pensais à jeter le vélo. C'était faisable puisque j'ai gagné !
M. L. : Il y a eu cette rencontre avec le comédien Ramzy Béda qui est devenu votre grand fan…
N. B. : Je l'ai rencontré sur le plateau de la chaîne Be In Sport où il était invité. Une belle rencontre. Il a dit qu'il allait suivre mes résultats.
M. L. : Vous saviez que vous ne seriez pas sur le Tour de France, vous ne serez pas non plus à Londres. Qu'est-ce qu'il vous manque pour y aller ? De l'âge ? De l'expérience ?
N. B. : Oui, je le savais. C'était convenu avec Marc Madiot, mon manager avec qui on avait fait le programme en début de saison et avec qui on avait convenu que je ne serai pas sur le Tour. Pour les Jeux Olympiques, je n'étais pas dans la liste des présélectionnés en début d'année. Donc, je ne pouvais plus l'être. Ce n'est pas une question d'âge, ça n'a rien à voir. A Londres, il y aura deux jeunes de moins de 23 ans. C'est juste que je n'étais pas présélectionné.
M. L. : Vous êtes un "sprinteur". La haute-montagne et les grands "Tours" comme la "Vuelta" (Le Tour d'Espagne) où vous serez aligné cet été ne vous font pas peur ?
N. B. : Non, même si ce sont des courses de 3 semaines. Je suis sprinteur, j'aurai ma carte à jouer sur les arrivées au sprint. Après, dans les étapes de montagne, j'essayerai de finir tranquillement.
M. L. : Votre objectif, c'est d'être sur le Tour de France l'an prochain ?
N. B. : Déjà, mon objectif, c'est de gagner des courses cette année. Je ne pense pas à l'année prochaine. Faire la "Vuelta" et pourquoi pas gagner une étape à la "Vuelta". Le Tour, ce n'est pas une fin en soit. Il n'y a pas que le Tour dans une saison.



