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Montés sur ressorts

Vous avez peut-être déjà croisé ces drôles d'échassiers à la démarche atypique, quelque part entre le Marsupilami et le kangourou... Le « powerbocking » (qu'on traduit par « échasses urbaines » en français...) est à la fois un sport urbain, un loisir et un moyen de locomotion.

L'invention nous vient d'Allemagne : c'est en 2000 qu'Alexander Böck (d'où le nom de « Powerbocks ») a déposé le brevet de ces échasses urbaines. Equipées de ressorts en fibre de verre (ou de ressorts pneumatiques pour les plus modernes), elles lui auraient été inspirées par les prothèses du handisport. Et si on parle plutôt d' « échasses urbaines » en France, où elles sont arrivées en 2006, on trouvera également les dénominations de « bocking », « powerbocking », ou celles plus commerciales de « poweriser » ou « flyjumper ».

Ces 2 derniers noms laissent bien imaginer la magie qui émane de ces véritables « démultiplicateurs de force » : le ressort emmagasine l'énergie lors de la phase d'appui qu'il restitue ensuite. Une fois en apesanteur, on oublie que les échasses pèsent chacune 4 kilos. Telles des bottes de sept lieues, elles permettent de faire des enjambées de 3 mètres et de bondir à 2 mètres du sol. Enfin, une fois qu'on les maîtrise. Au début, on pensera déjà à porter des protections et ne pas oublier les règles de base : regarder droit devant soi, penser à lever les genoux et écarter les jambes. Le « powerbocking » est un sport complet qui fait travailler la quasi-totalité des muscles du corps : jambes, fessiers, abdominaux mais aussi haut du corps avec l'équilibre. Courbatures garanties pour les débutants !

Comme les skaters et autres adeptes du roller, les échassiers ont fait de la ville leur terrain de jeu et le « powerbocking » est entré dans la catégorie des sports urbains. Normal donc que les figures acrobatiques du free-style aient intégré l'univers du « powerbocking ». Mais il n'est pas nécessaire d'être un casse-cou pour prendre du plaisir. Les échasses urbaines sont accessibles à tous. Fondé il y a deux ans, le club nancéien « Easyriser » compte aujourd'hui une soixantaine de membres, âgés de 5 à 55 ans et propose des entrainements hebdomadaires au gymnase Clémenceau (mardi de 20h à 22h pour les adultes et le vendredi soir pour les enfants). Les curieux sont également les bienvenus pour des initiations gratuites.

Notons que les Lorrains comptent de très bons représentants de la discipline. Le record en hauteur est co-détenu par un strasbourgeois (Yannick Carton) et un nancéien (Florent Chartier) avec un saut « droit » à 2m19.

Le blog de l'association Easyriser : http://www.easyriser.fr/nancy/blog/

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