Que faire ce week-end en Lorraine
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AdrienChobaut

Maxime Mermoz : enfin l’envol !

Le XV français vice-champion du monde de rugby compte bien-sûr le messin Morgan Parra,  mais aussi le talentueux Maxime Mermoz, joueur de Perpignan né à… Epinal ! A 25 ans, il s’est enfin imposé en équipe de France, en jouant 6 des 7 matchs de la dernière coupe du monde et marquant même un essai contre les Blacks, mais en match de poule...
Mylorraine.fr : Vice-champion du monde, c’est déjà une belle performance. Arrives-tu à t’en satisfaire ?
Maxime Mermoz : (un temps) Ça, c’est une question… De toute façon, il n’y a pas le choix. Il ne faut pas cracher sur ce qu’on a fait, ce qu’on a vécu. Même si, sur la finale, on aurait mérité plus, il faut voir aussi qu’on a eu des difficultés pendant 4 ans, avec des hauts et des bas, des grandes victoires comme battre les Blacks chez eux il y a deux ans, ou des grandes défaites comme contre l’Australie, l’Italie, et même les Tonga. Il faut être juste et réaliste. Ce n’est que du bonheur…
M. L. : A titre personnel, tu as quasiment joué tous les matchs alors que tu n’avais pas 10 sélections en Equipe de France…
M. M. : Je n’ai pas joué le premier match parce que j’étais un peu juste physiquement, donc j’ai fait une semaine de préparation physique supplémentaire. Je n’ai pas eu de chances lors des précédents matchs de sélection parce que j’ai souvent été blessé dans les moments-là. Il fallait que je prouve que j’avais le niveau, ça s’est confirmé. Et je suis content d’avoir pu enchaîner les matchs.
M. L. : Es-tu satisfait de ton apport à l’équipe durant la Coupe du Monde ?
M. M. : Oui, même s’il y a eu un peu de frustration. Sur les premiers matchs, collectivement, on y était moins, donc individuellement, c’était plus difficile. Mais je suis content d’avoir pu apporter une sécurité. En défense ou en attaque, j’ai apporté au même titre que chaque joueur. C’est agréable de se sentir utile à l’équipe.
M. L. : J’imagine que le titre suprême est dorénavant un objectif…
M. M. : Oui,c’est un objectif logique. Mais ce n’est pas simple, ça dépend tant de vos propres performances que de celles de vos coéquipiers. Avec la même équipe, on aurait pu rentrer chez nous après les matchs de poule comme gagner cette finale. Donc, il vous faut être bon le jour J, mais il faut aussi que toute l’équipe le soit.
M. L. : Les médias ont beaucoup disserté sur des problèmes qu’il y aurait eu au sein du groupe. Avec le recul, était-ce vrai ? Exagéré ?
M. M. : Pour l’avoir vécu de l’intérieur, j’ai été très surpris de ce que j’ai lu dans les journaux. Pendant qu’on se préparait, qu’on se concentrait, qu’on rigolait ensemble, on lisait qu’il y avait la guerre au sein du groupe. Je n’ai pas souvenir d’avoir vu d’altercation particulière. Au contraire, il n’y a peut-être pas eu assez de tensions ! Et ça s’est peut-être vu sur le terrain. On voulait tous bien faire et parfois, on a manqué de caractère. Sur le terrain, il nous aurait parfois fallu plus de rage. On était trop concentré sur ce qu’on avait à faire techniquement, mais avant de penser à la technique, il y a l’engagement physique. Et on l’a vu lors du match contre les Tonga. Sans être des génies du rugby, ils nous ont fait mal physiquement. Perdre contre les Tonga, c’était honteux ! Et on a eu honte... Si bien que, contre l’Angleterre, on s’est dit qu’il fallait qu’on donne tout sur le terrain sans penser au résultat pour ne pas avoir de regrets et rendre une autre copie. Ça a été un déclic. Pareil pour la finale, on n’a pas de regrets. C’est grâce à ces « bas » qu’on a pu monter aussi haut. C’est lié, il n’y a pas de hasard. Si on avait battu les Tonga, on n’aurait peut-être pas corrigé le tir.
M. L. : En rentrant en France, avez-vous ressenti un plus grand engouement pour le rugby et l’Equipe de France ?
M. M. : On savait qu’il y avait un engouement de la part des supporters, des partenaires, des gens qui s’intéressent au rugby. Mais là, on a senti que c’était toute la population, des jeunes qui découvraient, des téléspectateurs...
M. L. : Comment as-tu vécu la réception qui t’a été offerte à Epinal ?
M. M. : C’était surprenant. Je ne pensais pas qu’il y aurait autant de monde. Déjà, une réception en mairie d’Epinal, c’est gratifiant et plaisant parce que je n’avais jamais mis les pieds à la Mairie d’Epinal. C’est toujours un honneur d’être reçu par le Maire. Ensuite, c’est positif pour le rugby local, pour les bénévoles, comme mon papa, qui font toujours des choses pour le club. C’est bien aussi pour les jeunes joueurs, je me mettais à leur place… Epinal, c’est chez moi, certains savaient que je suis d’Epinal mais ne me connaissaient que par la télé… Ça a toujours une influence positive pour la ville, le sport et le rugby particulièrement.
M. L. : Etais-tu revenu spécialement pour cette réception ?
M. M. : Non, c’était une surprise ! Je suis venu mercredi soir et j’avais jusqu’au lundi avant de retourner en club. Ma copine avait pris un billet de train pour Epinal en proposant que j’y aille pour me ressourcer. Mon frère en avait touché un mot au Maire, avec le club, ils avaient envie de faire quelque chose. C’était organisé par les gens qui savaient que j’allais venir. Moi, je pensais juste venir voir mes amis, ma famille et me reposer ! Mais ça n’a pas été si reposant ! (rires)
M. L. : Avec Morgan Parra, vous êtes tous deux d’origine lorraine. Vous vous sentez proches dans le groupe France ?
M. M. : En plus, on est à côté sur le terrain, donc il vaut mieux. On se croise beaucoup en championnat, même si on a eu des parcours différents, moi je suis passé par Toulouse, lui par Bourgoin. Après, le fait qu’on vienne de la même région, ça permet de se comprendre peut-être plus facilement, parce qu’il n’y a pas de jugements, on sait d’où on vient, ça facilite les rapports entre nous.
M. L. : Qu’est-ce qu’il manque à la Lorraine pour être une vraie terre de rugby ?
M. M. : Il faudrait que le rugby rentre plus dans les mœurs locales, pour que ça attire plus de monde. Les compétences sont là. J’ai vu des jeunes qui ont des qualités énormes, les mêmes que dans le sud de la France. Les richesses sont là mais ne sont pas exploitées. C’est tant une question de culture que de moyens mis en œuvre.
M. L. : Depuis, tu es revenu dans ton club de Perpignan. Comment vis-tu ta saison ?
M. M. : C’est particulier.On était un peu en difficulté, et ça continue. Contre le Stade Français, on fait un bon match, on garde beaucoup la balle, on a des occasions mais on se fait prendre en contre. On est dans une passe assez difficile et j’espère que la roue va tourner.

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