Les grands moments du foot lorrain (1/2) : le FC Metz
1984 : Metz remporte la coupe de France
Le 11 mai (1984) était déjà une date historique pour le FC Metz puisque synonyme de premier titre majeur pour les grenats. Après s'être débarrassé du terrible FC Nantes en demi-finale, les messins « montent » à Paris, portés par toute une région touchée alors par la crise sidérurgique. Le FC Metz affronte l'AS Monaco, favori logique qui a déjà disputé quatre finales de Coupe de France et en a remporté trois. Les programmes TV de l'époque (imprimés la semaine précédente) titrent même « Finale : AS Monaco - FC Nantes », tant la participation de Metz à cette finale relève de l'incongru aux yeux des médias parisiens. Mais les messins prennent une revanche éclatante sur ces jugements à l'emporte-pièce. Au Parc des Princes, entièrement acquis à la cause du « petit poucet », et au sein duquel on prit place 20 000 lorrains venus en trains, bus ou voitures, Monaco et Metz hésitent à se livrer. Il faut attendre la prolongation pour que les joueurs messins se libèrent. KO debout sur un direct de Philippe Hinschberger (102ème), Monaco s'effondre sur un uppercut de Toni Kurbos (108è) au terme d'une prolongation historique. Metz remporte son premier titre et se retrouve qualifiée pour la Coupe des Coupes.
1984 : Barcelone-Metz : pour la légende
Le FC Metz rentre dans la légende le 10 octobre 1984 en éliminant le FC Barcelone au 1er tour de la Coupe des Coupes. À l'aller, les Messins surclassés se sont inclinés à domicile 4 à 2 face au Barça de Bernd Schuster. Le match retour, qui n'intéresse guère le public espagnol, a lieu au Nou Camp devant un public peu nombreux. L'impensable se produit alors le soir-là, après que les Catalans eurent ouvert le score. Les Messins marquent par deux fois avant la mi-temps et deux fois encore après la pause. Tony Kurbos envoie trois fois le cuir au fond des filets espagnols (38', 55' et 85') tandis qu'un défenseur catalan marque contre son camp. En plus de battre Barcelone et de se qualifier, Metz réalise un grand match. Malheureusement, au tour suivant les grenats seront éliminés par le Dynamo Dresde.
1988 : Coupe de France... deuxième !
Pour parvenir en finale de l'édition 1988, Sochaux, club de D2, réussit l'exploit unique d'éliminer cinq clubs de l'élite. Un sixième se présente devant lui pour ce dernier acte : Metz, qui a suivi un parcours inverse, n'affrontant que des équipes évoluant en D2. Malgré la différence hiérarchique, les Messins ne font pas figure de grand favori pour cette finale. En effet, les Sochaliens, entraînés par Sylvester Takac, évoluaient encore parmi l'élite la saison précédente. Leur attaque, emmenée par Philippe Morin et Stéphane Paille fait merveille, aussi bien en Championnat qu'en Coupe de France. Déjà buteur face à Nice en demi-finale, le meneur de jeu sochalien ouvre le score d'une superbe reprise de volée à la trente-sixième minute. Mais Eric Black, sur corner, remet les deux équipes à égalité juste avant la pause (1-1). Le score n'ayant pas évolué en seconde période ni durant la prolongation, la finale se conclut, comme en 1982, par une ultime séance de tirs aux buts (5-4) qui permet aux Messins de décrocher leur deuxième Coupe en quatre ans.
1996 : Metz remporte la coupe de la Ligue
Cette année-là, l'équipe fait preuve d'une grande solidité et ne subit que 4 défaites à l'extérieur. En plus de finir la saison à une très honorable 4ème place, le FC Metz de Robert Pirès, Cyril Pouget, Jocelyn Blanchard, Sylvain Kastendeuch, Jacques Songo'o et Patrick M'Boma remporte la coupe de la Ligue après une finale contre Lyon le 6 avril 1996 au Parc des Princes, devant prés de 43000 spectateurs. Avec Pascal Olmeta dans les buts et Florian Maurice aux avant-postes, l'Olympique Lyonnais est donné favori. Paralysés par l'enjeu, Metz et Lyon ne se libèrent pas et se livrent un duel sans saveur, non dépourvu de suspens. Les tirs au but départagent les deux finalistes. Les hommes de Joël Muller réussissent à transformer leurs tentatives. Le Lyonnais Marcello rate la sienne. 5-4 pour Metz, qui enrichit ainsi son palmarès. Cette victoire ouvrira une nouvelle fois les portes de la Coupe de l'UEFA aux Messins qui seront battus en 8ème de finale par Newcastle, non sans avoir battu le Sporting de Lisbonne au tour précédent.
1998: Metz, vice-champion de France
La victoire en Coupe de la Ligue en 1996 et le parcours européen renforce l'expérience de l'équipe messine qui se renforce judicieusement avant la saison 1997-1998 avec l'arrivée de Frédéric Meyrieu, du belge Danny Boffin et du Serbe Vladan Luki?, tout en conservant Bruno Rodriguez, arrivé à Metz comme joker pendant la saison 1996-1997. Malgré quelques couacs (élimination rapide en Coupe d'Europe contre Karlsruhe et en Coupe de France contre Bourg-Peronnas) le FC Metz réalise une superbe saison, décroche le titre de champion d'automne et finit 2e derrière Lens, départagé seulement par la différence de buts. Le titre s'est joué lors d'une dernière journée palpitante mais s'est sûrement perdu pour le FC Metz lorsque Lens est venu s'imposer 2-0 à Saint-Symphorien à 4 journées de la fin.
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