Alors que le calendrier Pirelli 2012 vient d’être présenté à New-York, le nouveau calendrier des féminines du club de Rugby de Nancy-Seichamps est lui aussi arrivé… Il est aussi fait de photos en noir et blanc, et met à l’honneur des femmes « en forme »... Une réponse au désormais fameux calendrier des « Dieux du Stade » ? Son auteur, Aurélie Peignier, nous raconte son histoire...
Mylorraine.fr : Aurélie, tu as deux passions dans la vie, le rugby et la photo. Cette fois, parle nous de la deuxième…
Aurélie Peignier : J’ai toujours aimé la photo et ça fait 2 ans que je pratique plus intensément. Tout a commencé quand je me suis cassée les ligaments croisés au rugby. J’allais voir les copines jouer depuis le bord du terrain, sans pouvoir rien faire et c’est là que j’ai commencé à prendre des photos. J’aimais déjà bien prendre des photos de famille… De fil en aiguille, j’ai commencé à travailler en studio, ma nièce est née entre temps et j’ai fait des photos d’enfants… Je fais partie d’un collectif qui s’appelle « Collimateurs », un groupe de photographes de Nancy, avec qui on échange sur la photo.
M. L. : L’année dernière, vous aviez réalisé un calendrier où vous jouiez du paradoxe « joueuse de rugby et féminité »… quelles réactions aviez-vous eues ?
A. P. : Les gens ont bien aimé. 500 exemplaires sont partis. Si bien que pour cette année, on en a tiré 1000 et 600 sont déjà partis. Bien sûr, les garçons disaient « ce n’est pas assez nu… » et on s’est dit « pourquoi pas ». Il se trouve que j’aime beaucoup travailler le nu. Bien sûr, ce n’est pas du nu « vulgaire », mais du nu « caché », du nu « suggéré »…
M. L. : Le nu est un thème que tu affectionnes ? A quelles techniques as-tu recours ?
A. P. : Il y a un gros travail d’éclairage. Au fur et à mesure des années, j’ai réussi à m’acheter un peu plus de matériel, mais au départ, je faisais vraiment avec ce que j’avais. Mais le travail de nu en studio est quelque chose que j’aime beaucoup. Si le modèle se positionne d’une certaine manière, il n’y aura pas le même rendu s’il se décale 10 cm, il y a le jeu des ombres et lumières et je trouve le résultat vraiment sympa. Auparavant, j’avais déjà fait du nu masculin…
M. L. : Les filles se sont toutes prêtées au jeu sans difficulté ?
A. P. : Quelques unes n’ont pas voulu, mais en tout, 24 filles ont posé. Elles me connaissent, connaissaient mes photos, elles savaient ce que j’allais faire. Elles m’ont fait confiance les yeux fermés, c’est agréable…
M. L. : Les garçons du club vous ont chambrées… Mais eux, ils n’ont pas envie de faire une version masculine ?
A. P. : Je ne sais pas. Ils nous ont déjà commandé des calendriers, certains en ont même pris plusieurs. Mais c’est vrai que ce serait sympa ! (NDLR : voir notre post-scriptum)
M. L. : Après le glamour et le nu artistique, vous ne craigniez pas d’être attendue au tournant et de devoir faire plus fort l’année prochaine ?
A. P. : J’ai toujours des idées et j’en ai déjà une pour l’année prochaine que je garde ! Ça va, des idées, j’en ai… (rires)
L’objet, qui vient de sortir de l’imprimerie est disponible auprès d’Aurélie Peignier aureliepeignier@yahoo.fr
Découvrez toutes les facettes du travail d’Aurélie Peignier sur son blog
Retrouvez notre reportage sur le rugby féminin en Lorraine !
Post Scriptum : Une section masculine du club nous fait savoir qu’elle a également réalisé un calendrier, plus sur le ton de l’humour. Les recettes seront versées à l’AREMIG, association qui s’occupe des enfants atteints de maladies graves hospitalisés à Brabois…