L'Amour est dans le pré : le bilan de Benoît !
Éleveur de vaches laitières dans les Vosges, à 37 ans, Benoît Valdenaire revient pour MyLorraine.fr sur son aventure dans L'Amour est dans le pré avec le recul, la sagesse et la hauteur d'un homme au grand cœur.
MyLorraine.fr : Quand a eu lieu le tournage des émissions ?
Benoît Valdenaire : Le portrait qui a été diffusé début janvier a été tourné début octobre 2010, et pour le restant des émissions qui ont été diffusées tout au long de l'été, les tournages, eux, se sont déroulés de mi février à début mai.
ML : Donc, vous découvriez comme nous le contenu de l'émission ?
B.V. : Complètement ! Je découvrais le montage et les commentaires en même temps que tout le monde.
ML : Et alors, pas déçu par le travail de montage ?
B.V. : En général, c'est resté assez fidèle à ce qui s'est passé. Il faut reconnaître toutefois que tout a été anglé sur le caractère de Sabrina, il n'y a pas eu d'images de nous quand on travaillait à la ferme, ou au moment des livraisons de lait ou bien encore de la traite des vaches... tous ces moments n'ont pas été diffusés mais bon vu le nombre d'heures de tournage qu'il y a eu, je comprends qu'ils ne pouvaient pas tout passer, j'ai quand même un petit regret par rapport à ça.
ML : Quel bilan personnel faites-vous de cette expérience ?
B.V. : Totalement positive même si ça n'a pas débouché sur quelque chose de concret. Je ne regrette rien du tout. J'ai désormais plus de confiance en moi et dans ma capacité à faire des rencontres.
ML : Et se faire filmer constamment, n'est-ce pas oppressant ?
B.V. : On porte des micros-cravate, les caméras parfois, on les oublie aussi sauf quand évidemment elles sont très proches de nous. L'ambiance avec le trio cameraman perchiste et journaliste étant très détendue, ça facilite l'oubli de l'objectif et la pression qu'il peut installer. Toutefois on ne peut pas être totalement naturel face à la caméra, ça c'est certain !
ML : Avez-vous ressenti de la fatigue durant les tournages ?
B.V. : Parfois oui, notamment quand nous faisions des soirées, il fallait faire les interviews de bilan en fin de journée, nous terminions vers une heure du matin. Il faut reconnaître que tout ça était un peu stressant, au bout de l'expérience de vie avec les prétendantes à la ferme, j'avais la tête un peu en vrac.
ML : Ça reste une aventure inoubliable ?
B.V. : Bien sûr et puis... il y a l'amour mais aussi l'amitié qui s'installe avec les autres candidats, d'ailleurs nous nous sommes revus depuis la fin des tournages. Avec du recul, tout est agréable à vivre, que ce soit les séjours à Paris même la vie à la ferme, j'ai pris du plaisir à tout faire, on est quand même choyé. Tout est pris en charge, les voyages, les hôtels, tout est prévu, on a juste à suivre le mouvement, si je puis dire (rires).
ML : Comment avez-vous vécu cette existence télévisuelle ?
B.V. : Pendant les tournages, on ne se rend pas forcément compte. Mais depuis cet été et la diffusion, ça change les choses, les gens me reconnaissent, ils prennent des photos, ils veulent des autographes, forcément ça change le quotidien, c'est sur l'instant plaisant à vivre. Du moment qu'on a des bons retours... mais il faut reconnaître que reviennent quand même souvent les mêmes questions, donc ça peut être parfois un peu barbant. Mais les gens sont bienveillants pour la très grande majorité.
ML : Bon... Sabrina entre nous... dur, dur ?
B.V. : J'ai coupé tout contact avec Sabrina dès l'instant où nous nous sommes séparés, la fois où elle est revenue chez moi hors émission.
ML : Ça arrive à tout le monde de s'emballer...
B.V. : Toutes ces choses là, on ne le sait pas quand on lit les lettres ou pendant le speed-dating, c'est très rapide pour se faire une idée de quelqu'un, également durant la vie à la ferme, ça passe très vite, c'est progressivement que l'on peut se faire une idée de quelqu'un. Donc, plus j'apprenais à la connaître et moins ça allait pour moi (rires). C'était pas la fille qui me fallait, tout simplement.
ML : Géraldine, l'autre prétendante...
B.V. : Plus sociable et plus sympathique, c'est évident, j'ai gardé de bons contacts avec elle, on s'envoie des textos. Mais c'est vrai que d'un point de vue sentimental je n'avais pas accroché, nous sommes restés amis.
ML : Les courriers continuent-ils de pleuvoir du côté de Cornimont ?
B.V. : Je reçois des courriers à la production et à Cornimont en raison des articles qui ont été écrits dans lesquels mon nom et ma ville ont été cités. On sait bien qu'avec une bonne recherche sur le net, on trouve facilement ce que l'on veut.
ML : Le rêve de tout homme ?
B.V. : (Rires)...C'est vrai que je n'ai que l'embarras du choix (rires)...
ML : Entre nous êtes-vous encore en ... disponibilité affective ?
B.V. : En ce moment, je vis quelque chose avec quelqu'un. J'ai reçu une lettre cet été pendant la diffusion de l'émission.
ML : Sa provenance... ?
B.V. : De Dijon, une bourguignonne.
ML: Autre point positif... les Vosges ont été magnifiées, ça fait du bien au moral ?
B.V. : C'est un cadre naturel exceptionnel, j'étais ravi. En plus ils ont tourné quand il faisait beau. L'équipe de tournage m'a avoué que les Vosges ont été l'un des plus beaux endroits où ils ont posé leurs caméras.
ML : Un dernier mot sur la naissance du sentiment amoureux dans cette configuration de télé-réalité ?
B.V. : C'est trop rapide. Pour trouver l'âme sœur pendant l'émission, c'est un peu comme au Loto. Le portrait ne permet pas forcément de cerner la personne dans son intégralité. En définitive ce sont celles et ceux qui regardent qui nous connaissent le mieux.
Propos recueillis par Mathieu Bonis
A propos de l'auteur : MathieuB 



