Hayange à « l’heure bleue »
Lauréate du Prix de la Fédération Photographique de France, Rachel Herman a décidé à 28 ans de se lancer dans le métier de photographe. Récemment, elle a réalisé une superbe série de photos de sa ville de Hayange à « l’heure bleue », avant que le soleil ne se lève, quand le ciel est d’un bleu d’azur…
Mylorraine.fr : Comment es-tu venue à la photographie ?
Rachel Herman : J’ai toujours apprécié la photo, j’ai toujours eu un boitier en main depuis que je suis petite. Disons que j’ai vraiment commencé un peu avant 15 ans, mais je travaillais en automatique. J’ai commencé à travailler en manuel vers 18-20 ans. Je me suis inscrite à un club, le GAPHE, Groupement Amateur des Photographes d’Hayange et Environs. Et j’ai appris par moi-même, en discutant avec d’autres photographes, en voyant les autres faire, en lisant des magazines... c’est comme ça qu’on évolue. Là, ça fait 4 ans que je ne lâche plus mon appareil et que je prends en photo tout ce qui me plaît. Je me suis rendu compte qu’on pouvait rendre plus belles en photo des jolies choses. C’est facile de se promener en ville, de contempler le décor autour de soi, mais avec la photographie, on peut rendre ce décor encore plus beau !
M. L. : As-tu des sujets de prédilection ?
R. H. : J’aime tout. Je fais beaucoup de ville, j’aime bien photographier les gens, les animaux… Mais ce que j’aime en extérieur, c’est la nuit. On peut faire beaucoup d’effets de lumières, des filets avec les phares de voitures… Et puis, il y a ce moment, à « l’heure bleue », où la lumière est plus jolie qu’en plein jour. C’est plus contraignant, c’est une autre technique, il y a plus de matériel à transporter, il faut travailler au trépied… C’est plus encombrant, mais plus intéressant !
M. L. : Qu’est-ce que « l’heure bleue » apporte, d’un point de vue de la photographie ?
R. H. : Ce moment-là a lieu très tôt le matin avant le lever du soleil et le soir. C’est à ce moment de la journée qu’il y a la plus belle lumière. Le ciel est bleu, ça ne dure que 15 à 20 minutes. Quand on ne connait pas, on ne prend pas le temps de regarder la couleur du ciel. Je pense que la plupart des gens passent à côté sans réaliser la beauté de ce moment. C’est ce moment qu’on appelle « entre chien et loup », le « chien » représentant le jour, et le « loup » la nuit. Cette phrase m’a interpellé. En y faisant attention, je me suis rendu compte qu’il y a quelque chose d’esthétique.
M. L. : Aujourd’hui, tu te lances comme photographe professionnelle…
R. H. : Etant donné que je me lance en freelance, je me déplace chez mes clients. Et je n’ai pas de studio. Pour l’instant, j’essaie déjà de me faire connaître. Mon rêve serait d’ouvrir mon propre studio photo à Hayange... Autrement, ce serait de partir en reportage pour des magazines, partir à l’aventure, j’aime bien ce principe…
Plus de renseignements sur le site officiel de Rachel Herman.



