Gennaro Bracigliano : « C'est un changement de planète »
Il restera l'enfant de Forbach et l'un des gardiens les plus emblématiques de l'ASNL, Gennaro Bracigliano va désormais voir la vie en bleu azuréen du côté de la Canebière. Dans son emploi du temps surchargé, la nouvelle doublure de Steve Mandanda à l'OM a trouvé quelques minutes pour répondre à nos questions.
Alors, ça fait quoi de porter le maillot de l'OM ?
C'est un changement de planète, à tous les niveaux, d'un point de vue médiatique, organisationnel, les installations sont incroyables et aussi d'un point de vue sportif. Pour moi, par rapport à l'histoire du club, l'OM au niveau de la passion de l'engouement c'est le plus grand club de France.
Que ressens-tu présentement ?
De la fierté, de l'excitation, je suis motivé par ce nouveau challenge. C'est du très haut niveau, l'effectif est l'un des meilleurs en France, il y a des internationaux, l'OM est un club dont l'ambition est clairement d'être champion et cela ne peut qu’exalter.
Tu n'as pas cependant tout de suite grand ouvert les bras à l'OM ?
Il me restait deux ans de contrats à Nancy, c'est vrai qu'au début le challenge sur le papier avec l'OM n'était pas si attrayant que ça. Je divisais mon salaire par deux pour la même durée de contrat, pour être numéro 2.
Qu'est ce qui a fait la différence alors ?
C'est Didier Deschamps, il m'a appelé et a insisté sur le fait que je pouvais le soulager sur de nombreux points, qu'il était intéressé par mon expérience. Il souhaitait posséder deux gardiens de qualité et que j'allais être un morceau à part entière dans le puzzle. Il a réussi à me faire sentir que j'allais être important et qu'une saison compte beaucoup de matchs.
Quand même le rôle de numéro 2 peut faire éclore de la frustration ?
Je suis là pour apporter mon expérience et jouer pleinement le rôle que l'on me donnera. Dans ma tête tout est très clair, je suis là pour apporter à un groupe.
A 31 ans, un gardien de foot peut espérer encore des lendemains qui chantent ?
C'était le moment pour moi de faire un choix, et surtout de ne pas avoir peur de le faire. Avec le recul, et l'exaltation de l'arrivée, un club comme l'OM correspondait parfaitement à la suite que je voulais donner aux choses.
Tu as demandé l'avis à tes proches où cette décision a été prise de façon très personnelle ?
Ma femme m'a tout de suite rassuré en me disant qu'elle me suivrait n'importe où que j'aille. A part les très proches que j'ai mis au courant, j'ai choisi de ne pas en parler avant de prendre ma décision.
L'ASNL ?
J'ai fait partie d'une des générations qui a écrit l'une des pages du club, de la remontée dans l'élite à la coupe de la Ligue à la campagne européenne. Je pars en bons termes avec tout le monde, le président Rousselot m'a appelé pour me féliciter, Pablo Correa aussi, j'ai reçu énormément de manifestations de joie de la part des Lorrains dont beaucoup d'entre eux sont également supporters de l'OM. L'ASNL, c'est un grand club aussi où l'humain triomphe, je ne peux tirer avec le recul qu'un bilan plus que positif de ces années.
Un premier sentiment sur tes nouveaux « collègues » ?
Ce sont de grands professionnels et d'énormes bosseurs.
Steve Mandada ?
L'un des meilleurs gardiens au monde. Un mec super avec lequel on apprend beaucoup même après dix ans au plus haut niveau. C'est un régal de s'entraîner à ses côtés.
As-tu regarder le calendrier de la saison ?
Oui, oui, c'est presque l'une des premières choses que j'ai faites, j'ai regardé le calendrier, et par un heureux hasard, l'OM jouera à Picot le 21 décembre, le dernier match avant la trêve hivernale. Ce qui me permettra de rester quelques jours en Lorraine auprès de ma famille pendant les fêtes de Noël, sans doute un signe.
Propos recueillis par Mathieu Bonis
A propos de l'auteur : MathieuB 


