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Mylorraine

En parapente, prenez de la hauteur !

Pendant une journée, la caméra de MyLorraine.fr a suivi des parapentistes débutants, puis confirmés, dans les Vosges. L'équipe de Bol d'Air nous avait donné rendez-vous sur les pistes qui font face à l'Ermitage du Frère Joseph, sur les hauteurs de Ventron.

Rendez-vous était donc pris sur cette « pente-école », ou les parapentistes en formation viennent souvent à la belle saison pour faire leur premier vol. Là, la pente a l'avantage d'être douce, régulière et herbeuse, ce qui permet de réaliser ses premiers vols sans danger. Contrairement à ce que l'on pourrait croire, le parapente n'est pas un sport réservé aux têtes brûlées. Cela s'apprend, et il n'y a pas de contre-indications particulières.

Notre petite équipe de parapentistes en herbe effectuait ses premiers vols en solo, après deux jours d'apprentissage. Comme dans tout sport aérien ou mécanique, où l'on fait corps avec son matériel, il faut avoir des connaissances théoriques, mais aussi maîtriser une gestuelle technique. Et enfin apprendre à faire preuve d'esprit de décision pour se lancer au bon moment ! Comptez 5 cinq jours pour former un novice, qui pourra ensuite effectuer des stages de perfectionnement.

Si une autre qualité est nécessaire au parapentiste, c'est bien la patience. Car il faut parfois attendre les conditions météo optimales avant de se lancer. Impossible de voler avec des vents trop forts. A partir de 25 km/h de vent, seuls les très bons s'aventurent. Au-delà de 30, cela devient risqué. Pour décoller, comme en aviation, il est préférable d'avoir le vent de face pour qu'une grande quantité d'air s'engouffre sous l'aile et vous soulève. Il faut alors courir à la même vitesse que le vent pour décoller. Autant dire qu'avec 30 km/h de vent, cela devient vite mission impossible. Il est possible enfin de ne pas avoir de vent du tout, mais de réussir à s'élever grâce aux « thermiques », ces courants d'air chaud.

Pour ce qui est des sensations, le parapentiste n'a pas l'impression de tomber. Contrairement au parachute, il est soulevé du sol et s'envole, comme s'il ne pesait plus rien. Rien à voir donc avec le parachute. Autre différence : le parapentiste est autonome puisqu'il n'a pas besoin d'avion pour décoller. Il peut alors utiliser les courants thermiques pour aller là où il veut.

Le massif vosgien convient parfaitement à la pratique du parapente. Ses pentes-écoles et une aérologie très douce permettent des décollages en douceur. Les parapentistes chevronnés peuvent monter à des altitudes de 3000 mètres (soit 1500 mètres au dessus des sommets vosgiens), de 2000 mètres au dessus des plaines et parcourir des distances de 50 à 60 km. Il est alors possible de rester en l'air aussi longtemps que les courants d'air le veulent bien.

Les pros du parapente se retrouvent à la "Mecque du parapente" comme l'appelle Régis Parmentier, l'un de nos interlocuteurs : au Markstein, sur le versant alsacien. C'est le site le plus fréquenté des Vosges, et peut-être même de France certains jours, selon Régis.

Le site de Bol d'air : http://www.bol-d-air.fr
 

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