Disparition - Uxegney
Dentellière, brodeuse, fileuse, tisserand, barbier, soigneuse de continu… quelques jolis noms pour des métiers du textile aujourd’hui disparus. Et demain effacés. C’en est fini de ces métiers, emportant avec eux toutes leurs difficultés, leurs sueurs, leurs luttes, leurs conquêtes sociales. C’en est fini de toutes ces femmes et de tous ces hommes qui en ont fait une si grande partie de leur vie. On ne travaille plus : l’usine a fermé. En 2005. Pour toujours. Dans quelques mois, il ne restera plus rien : la moindre pierre, la moindre étiquette, le moindre fil de coton, tout va disparaitre. Pour ne laisser que 55 000m² de terrain plat. Toute une vie d’ouvriers effacée : les « Fils de Victor Perrin » s’en sont allés. Ici, à Uxegney, il y a eu plus de 500 ouvriers dans cette filature et près de 100 ans d’activité. Il ne reste aujourd’hui que les bâtiments, immensément vides, témoins d’un arrêt brutal d’une vie de labeur intense.
Il est important de garder une trace de l’Histoire : celle du textile qui s’efface petit à petit dans toutes les Vosges. Heureusement, il reste encore la mémoire des ouvrières et des ouvriers, témoins vivants de cette aventure textile. Et ces quelques images sont là pour témoigner d’un passé si important pour toute une population qui voit disparaitre son passé sans pouvoir envisager son avenir.
Il faut imaginer au travers de ces photographies la vie, les ouvriers, les machines toutes délocalisées, le bruit, les odeurs, les sirènes, les discussions, les révoltes, les joies et les cris : toute la vie ouvrière en somme. Le patrimoine industriel textile va totalement disparaitre : les cheminées de briques ne fument plus depuis longtemps. Il ne va en rester qu’un morceau symbolique. Les images aussi sont symboliques. Le choix de la couleur est volontaire : ces disparitions sont une réalité actuelle.
Images des Vosges.
Il est important de garder une trace de l’Histoire : celle du textile qui s’efface petit à petit dans toutes les Vosges. Heureusement, il reste encore la mémoire des ouvrières et des ouvriers, témoins vivants de cette aventure textile. Et ces quelques images sont là pour témoigner d’un passé si important pour toute une population qui voit disparaitre son passé sans pouvoir envisager son avenir.
Il faut imaginer au travers de ces photographies la vie, les ouvriers, les machines toutes délocalisées, le bruit, les odeurs, les sirènes, les discussions, les révoltes, les joies et les cris : toute la vie ouvrière en somme. Le patrimoine industriel textile va totalement disparaitre : les cheminées de briques ne fument plus depuis longtemps. Il ne va en rester qu’un morceau symbolique. Les images aussi sont symboliques. Le choix de la couleur est volontaire : ces disparitions sont une réalité actuelle.
Images des Vosges.
A propos de l'auteur : Imv
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